Impact de l’homme sur les populations de requins

requin Nausicaa aquarium Boulogne sur Mer

© Brand X Pictures

Un recensement des requins de récif autour notamment des principales îles hawaïennes montre que les populations de ces animaux ont fortement chuté dans le Pacifique – pour atteindre une baisse de 90 % dans des zones densément peuplées.

Ce recensement à grande échelle s’est fait autour de 46 îles et atolls du Pacifique au cours de 1.600 sorties en mer entre 2004 et 2010 et a permis de décompter les requins dans de vastes zones de l’océan.

Ce qui apparaît est que la chute du nombre des requins est plus forte autour des îles les plus peuplées comparativement aux îles et atolls isolés. La conclusion de Marc Nadon, auteur de l’étude au Joint Institute for Marine and Atmosphere Research à l’université  d’Hawaï est que « en bref, les humains et les requins se cohabitent pas ».

Les effets néfastes de l’homme sur les requins de récif se constatent dans les principales îles hawaïennes, l’Archipel des Marianne et les îles Samoa : il reste moins de 10 % des populations de requins dans ces zones peuplées. Sont en cause la pêche excessive des requins pour leurs ailerons, les prises accidentelles de la pêche industrielle ou de loisir.

Une autre étude vient d’être publiée dans Conservation Biology ; elle a été réalisée par Dr Shelley Clarke et une équipe du Secrétariat de la Communauté du Pacifique. Elle porte sur l’étude de données collectées par des observateurs à bord entre 1995 et 2010 et concerne les populations de requins du Pacifique ouest et centre tels que le requin mako, le requin bleu, soyeux ou longimane.

Les auteurs ont constaté une diminution notable de la population de ces requins à travers les chiffres des prises des requins mako, bleu et longimane ainsi qu’une baisse de la taille moyenne du longimane et du requin soyeux. La baisse des prises pour le requin longimane est de 17 % par an, il est le seul requin soumis à des limites internationales de prises dans le Pacifique. Ce requin est particulièrement recherché pour ses ailerons. Le requin bleu du Nord Pacifique voit sa population baisser de 5 % par an alors qu’il est l’un des requins pélagiques les plus prolifiques.

L’interdiction du shark finning (découpages des ailerons de requins) depuis 2007 dans la région pacifique n’a que peu d’impact sur le nombre de requins tués chaque année, sa mise en place étant compliquée et son évaluation difficile. De plus pour certaines espèces telles que le requin soyeux ou le requin longimane la prise se fait par les filets dérivants pélagiques.

Selon les auteurs l’interdiction du shark finning ne doit pas être la seule manière de déterminer les niveaux de prise durables.

Sources : www.sharkyear.com, Conservation Biology, www.maxi-sciences.comwww.20minutes.fr, rfi.

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