La convention de Barcelone pour la Méditerranée

La convention de Barcelone de 1976, amendée en 1995, et les protocoles élaborés dans le cadre de cette convention visent à protéger l’environnement marin et côtier de la Méditerranée tout en encourageant des plans régionaux et nationaux contribuant au développement durable.

Au fil du temps, son mandat s’est élargi pour inclure la planification et la gestion intégrée de la zone côtière.

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) assure les fonctions de secrétariat dans le cadre de la mise en œuvre de la convention (convocation et préparation des réunions, coordination, etc.).

Les parties contractantes* ont approuvé l’inclusion de 10 espèces menacées de requins et raies dans l’annexe II du protocole relatif aux aires spécialement protégées et à la diversité biologique en Méditerranée de la convention sur la protection du milieu marine et du littoral de la Méditerranée lors de la dix-septième réunion des parties contractantes qui a eu lieu à Paris en février 2012.

Le Conseil européen a considéré que l’ajout de ces 10 espèces à l’annexe II était « scientifiquement fondé ».

Les espèces sont les suivantes :

  • Galeorhinus galeus (Linnaeus, 1758) : requin-hâ
  • Isurus oxyrinchus (Rafinesque, 1810) : requin taupe bleu
  • Lamna nasus (Bonnaterre, 1788) : requin taupe commun
  • Leucoraja circularis (Couch, 1838) : raie circulaire
  • Leucoraja melitensis (Clark, 1926) : raie de Malte
  • Rhinobatus cemiculus (Saint-Hilaire, 1817) : raie requin
  • Rhinobatus rhinobatos (Linnaeus, 1758) : raie-guitare commune
  • Sphyrna lewini (Griffith & Smith, 1834) : requin marteau halicorne
  • Sphyrna mokarran (Rüppell, 1837) : grand requin marteau
  • Sphyrna zygaena (Linnaeus, 1758) : requin marteau lisse

Cette protection interdit désormais de capturer ces animaux, de les vendre ou d’altérer leur habitat. La surpêche, les pêches accessoires mais aussi la surexploitation du milieu marin qui dégrade l’environnement naturel du requin entraînent un déclin important de ces espèces d’autant plus dommageable que les requins ont un cycle de reproduction lent.

*Les parties contractantes sont les suivantes : Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Chypre, Communauté européenne, Croatie, Égypte, Espagne, France, Grèce, Israël, Italie, Liban, Libye, Malte, Maroc, Monaco, Monténégro, Slovénie, Syrie, Tunisie, Turquie.

Sources : Le Figaro, Journal officiel de l’Union européenne, www.europa.eu, www.unepmap.org

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